PARADES (2019 – 2026) – sculptures-coiffes en papier, photographies, performances. 

Partout dans le monde les zones humides perdent du terrain et la Camargue est l’exemple d’un rapport d’équilibre fragile entre les mondes sauvages et ceux travaillés par l’homme. Des sculptures-coiffes d’oiseaux que l’on retrouve sur ce territoire sont destinées à être activées dans des espaces naturels ou urbains comme un appel à nous interroger sur ce qui nous sépare du sauvage et nous inviter à repenser le territoire à travers le corps de ces échassiers migrateurs. Les « parades » sont un ensemble de performances et de déambulations qui nous ramènent à la zoologie magique du carnaval et nous rappellent que nous pouvons déconfiner notre imaginaire pour habiter sauvagement, amoureusement, poétiquement.

Ce projet à reçu l’aide à la création de la Drac Paca en 2018.

« Voies migratoires », Arles, 2025. Extraits d’une performance avec les membres du collectif En travers de la route, des citoyens engagés contre le projet destructeur de contournement autoroutier en Camargue. 

Extrait de la performance « PARADE », Festival Cahors Juin Jardins, 2021

S’ENSAUVAGER. DÉAMBULATION DANS ARLES CONFINÉ, AVRIL-MAI 2020.

Déambuler en oiseau, dans « la ville près des marais », à Arelate, sur le chemin de la roubine du Roy, un des ouvrages qui permet d’assécher le territoire. On estime que la France a perdu 50 % de ses zones humides pendant la deuxième partie du XXème siècle. Des zones à défendre. A l’affût, avec une patience animale et fébrile, penser le corps d’un échassier.
 
Performance : Aurore Valade
Photos : Aurore Valade & Lionel Roux
 
 
 
RÉENSAUVAGER LA VILLE, DÉAMBULATION D’AIGRETTES À MARSEILLE, DÉCONFINER, JUIN 2020. / Une déambulation à travers le mobilier urbain sur invitation du Centre Photographique Marseille dans le cadre de « La photographie en passant ». Photos : CPM